Territoires mobiles émergents : Matières à penser la ville Explorations en architectures et pratiques urbaines numériques
Directeur(s) de thèse
E. Mortamais
Sujet de thèse

Formation

Diplôme de Docteur en architecture, urbanisme, paysage et patrimoine  (en cours): ED 624, Université de Paris, Ecole Nationale Supérieure  d'Architecture Paris Val de Seine Laboratoire ICT, Laboratoire EVCAU.

Diplôme  de Master de recherche en sociologie, Spécialité « Enjeux et Pratiques  de Développement dans les Pays du Sud » – Université de Strasbourg

Diplôme de Master de recherche en urbanisme, Master ASPU– Institut National des Sciences Appliquées de Strasbourg

Diplôme d'Etat Architecte – Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Strasbourg

Diplôme d'études en architecture – Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Strasbourg

Diplôme de Lycée– Lycée Français Saint-Joseph – Istanbul, Turquie

Thème de recherche

Résumé

Depuis plusieurs décennies le « réseau numérique » est entré dans nos vies. L’introduction de ce réseau par les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) ne s’est faite sentir que dans les années 1980. Depuis 2008 c’est surtout l’internet des objets (Internet of Things) qui marque notre quotidien et celui de la ville. (TOWSEND, 2013 ; Rapport Cisco et DHL, 2015)En s’accrochant à la ville sous forme d’un ensemble de réseaux d’information l’internet des objets est en train de former une nouvelle architecture de la communication par l’intermédiaire des objets techniques.

Les objets techniques font, dorénavant, partie du corps de leurs utilisateur.trice.s dont le nombre augmente à une vitesse ahurissante. Oosterman l’explique déjà en 2011 en faisant référence à une

« bulle d’information » qui enveloppe les individus. (OOSTERMAN, 2011)  D’après lui l’interaction des objets avec l’environnement urbain et architectural est devenue tellement raffinée que les objets techniques arrivent à s’approcher des citadins individuellement voire les englober. Contrairement à ce que nous pourrions penser, au lieu d’occuper une place importante dans les champs de vision des agents de la ville, les objets techniques et leurs effets ont commencé à disparaitre progressivement de nos champs d’attention cognitive. (STEINER, 2011) Les techniques sont dorénavant partout et nulle part dans nos champs d’attention. (STEIGLER, 2004) Elles sont utilisées en étant peu à peu appropriées, intégrées par le corps et l’environnement de leurs usagers. La principale conséquence est qu’elles rapprochent ces différents utilisateur.trice.s en transformant les états, les natures et les utilisations des objets techniques dans le temps et l’espace.(MORTAMAIS, 2015) C’est désormais en tant qu’utilisateur.trice.s des objets techniques que les techniques renouvellent et transforment les usages de l’espace architectural, urbain et paysager. La boucle générée par l’utilisation des objets techniques et le développement des techniques produit une quantité inestimable d’informations. Puisque les objets techniques disparaissent du champ de vision des agents de la ville, pourrions-nous dire pareil des informations qu’elles créent ? Est-ce que ces outils ignorés ne nous informent pas également sur les informations disparues ? Est-ce que ces informations sont vraiment disparues et ne peuvent rien nous apprendre ? Nous savons que les objets techniques organisent, totalisent et structurent des territoires dans la « technosphère ».(STEINER, 2010) Elle a différentes interprétations selon les chercheur.e.s : elle est appelée « système technique » par Ellul et Gille, « appareillage scientifico-industriel » par Gehlen, ou encore « Gestell » (arraisonnement, dis- position,…) par Heidegger. Dans le cadre de la thèse, il est supposé que la technosphère n’a pas de limite. La production exponentielle des informations s’y accumule d’une manière invisible.

La thèse s’intéresse aux informations « invisibles » produites de par les utilisateur.trice.s des objets techniques de la technosphère. Il est supposable que ces informations nous fournissent des éléments clés sur la vie de ces utilisateur.trice.s des objets techniques qui sont également usagers de l’espace urbain et architectural.

La thèse se développe dans le but de répondre à ces questions par une méthodologie qui utilise, comme outil hypothétique, le paradigme des « territoires personnels privés mobiles ». Cet outil hypothétique théorisé dans le corps de la thèse est utilisé pour comprendre la couche d’informations invisibles des territoires du XXIème siècle à l’ère des NTIC. Il permet de faire la lecture et l’écriture des territoires physiques via des informations quantitatives et qualitatives des usagers des espaces urbains. Les villes d’Istanbul, de Strasbourg et de Stockholm sont choisies comme études de cas majeurs de la thèse.



Liste des publications/communications

 Ekizoglu E. (2021) A new tradition in the era of mobility systems: Mobile digital traces .Virtual Traditions : The transience of tradition in changing geographies and global landscapes,IASTE Conference in Nottingham, UK from April 7-10, 2021.

Ekizoglu E. Porteuse du pojet, Journée d'étude (EnVironnements numériques, Cultures Architecturales et Urbaines) EVCAU, « Le doctorat en architecture : la richesse d'une polysémie». La journée d'étude sera prochainement publiée dans la revue Encyclo. https://f-origin.hypotheses.org/wp-content/blogs.dir/913/files/2020/11/Programme-JE-1.pdf https://calenda.org/786443

Ekizoglu E. (2020) «Hannah Fry, Hello world: how to be human in the age of the machine, London, Penguin Random House, 2019. ».Encyclo, Numéro 11, pp.149-154. ffhal-02900742f. https://hal-univ-paris.archives-ouvertes.fr/hal-02900742/document

Ekizoglu E. (2018). Territoires Mobiles des objets techniques individualisés comme nouvelle couche inexplorée dans l’histoire du territoire palimpseste : le cas d’Istanbul (1850-2018), International PhD Seminar – Habitats in Time. Mapping Palimpsest Horizons, 13-14 décembre 2018. EPFL- Lausanne: Habitat Research Center. https://habitat.epfl.ch/

Ekizoglu E., Mortamais E; Smartphone and Mobile Territories - Technical Knowledge Transformed into an Object Producing New Territorial Layers: An Experience in the City of Strasbourg; RealCorp2018; 23ème Conférence internationale sur l'urbanisme et le développement régional dans la société de l'information ; Vienna University of Technology ; 4- 6 avril 2018, p.379-389, https://www.corp.at/archive/CORP2018_69.pdf.

Coéditrice de la revue Encyclo, (https://hal-univ-paris.archives-ouvertes.fr/ENCYCLO_1) http://ed382.ed.univ-paris-diderot.fr/-Encyclo- 04/02/2018- 20/09/2020

EKIZOGLU E., MORTAMAIS E; Smartphone and Mobile Territories - Technical Knowledge Transformed into an Object Producing New Territorial Layers: An Experience in the City of Strasbourg; RealCorp2018 ; 23ème Conférence internationale sur l'urbanisme et le développement régional dans la société de l'information ; Vienna University of Technology ; 4- 6 avril 2018 ,11 p. (Parution prévue juillet 2018).


EKIZOGLU E. ; Smartphone: le savoir technique transformé en objet producteur de nouvelles couches territoriales mobiles ; Journées Aires culturelles et Etudes globales, Université Paris Diderot ; Paris ; 20 - 21 juin 2017.


EKIZOGLU E. ; Emergence du Territoire Personnel-Privé Mobile aux espaces d'interconnexions : regards croisé nord-sud, exploration sur les impacts de l'architecture et les pratiques urbaines ; . Séminaire Doctoral EVCAU ; ENSA PVS ;19 mai  2017. 

 

Septembre 2015: Mémoire de recherche de Master ASPU/ sous la direction de Pierre Pellegrino: Désurbanisme à l'ère du nomadisme intellectuel, Utopie ou Réalité? Potentiel territorial de la ville face aux nouveaux mouvements physiques et numériques: la naissance des craintes ou des solutions territoriales ?

 

Janvier 2014: Mémoire de master en architecture/ Sous la direction de Pascale Marion : Tram-Train et Interconnexions des Espaces Périurbains - Tram-train comme un moyen de transition douce entre les différentes identités face aux enjeux climatiques