F. Bellat

Editions du patrimoine, collection Carnets d’architectes Mars 2020

Ambassades françaises du XX° siècle

Au cours du XX° siècle, face aux transformations de la diplomatie, la France dût réaliser un important rééquipement de ses chancelleries à travers le monde. Si auparavant la pratique du « bernard-l’hermite » diplomatique avait été la norme (par le phagocytage de bâtiments préexistants), après la première guerre mondiale la France chercha à étendre le nombre de ses installations neuves – le Ministère des Affaires étrangères faisant alors appel à des architectes sélectionnés avec soin. Si ceux-ci furent souvent des Prix de Rome, le MAE se montra plutôt ouvert dans ses choix – employant des architectes certes de formation académique, mais ayant su réinventer leur pratique au crible de la modernité. Ainsi l’image de marque extérieure de la France évolua peu à peu d’une tradition modernisée entre-deux guerres à l’affirmation d’une signature moderne pendant l’après-guerre et les Trente glorieuses. Après un panorama général, des chapitres spéciaux évoquent l’œuvre de Roger-Henri Expert à Belgrade, d’Eugène Beaudouin à Ottawa, de Georges-Henri Pingusson à Sarrebruck, de Le Corbusier et Guillermo Jullian de la Fuente à Brasilia, de Bernard Zehrfuss à Varsovie, d’André Remondet à Washington, puis enfin de Christian de Portzamparc à Berlin. Sont aussi cités les projets non réalisés de Claude Parent et Guillaume Gillet, entre autres. Aussi cette évolution de l’architecture diplomatique française durant le XX° siècle mérite un éclairage spécial, au travers des ambassades les plus significatives, signées par des créateurs de premier plan. Ces édifices permettent donc de dessiner une autre histoire de la modernité en France, sous l’angle de son institutionnalisation et de sa diffusion internationale.

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